Du succès avec Car-Spotting

Cédric Plattner qui n'a que 15 ans, remporte de gros succès avec ses photographies de voitures de luxe. Dans l'interview suivante, le futur mécatronicien automobile et star des médias sociaux nous livre des détails passionnants sur son hobby.

 1. Cédric, tu photographies des voitures de luxe, ce qui veut dire que tu pratiques du Car-Spotting. Comment as-tu eu cette idée?

Cela fait déjà un bon moment que je m’intéresse à la photographie. Tout d’abord, c’était la photographie en général qui me plaisait, puis je me suis spécialisé dans les voitures. Je me suis rendu plusieurs fois à Zurich et j’ai constaté qu’un nombre extraordinaire de véhicules exclusifs y circulaient. J’ai donc emmené mon appareil photo et commencé à photographier les voitures de luxe.

2. Depuis quand le fais-tu, et pourquoi as-tu choisi des canaux de médias sociaux particuliers pour répandre tes photos?

Je prends en photo les voitures de luxe depuis juin 2014, c’est donc assez récent. Je me sers d’un assez grand nombre de canaux de médias sociaux. Je n’en ai pas choisi de particuliers. Le canal sur lequel j’ai le plus de «followers» est Instagram. Ici, j’avais d’abord un profil privé que j’ai complété au fur et à mesure avec mes photos d’autos. Dans la rubrique «Cars in Zurich» j’ai déjà 58 000 followers sur Instagram. Mon site a le plus de fans en Suisse dans ce domaine.

3. Tout d’abord toutes nos félicitations pour ce superbe succès! Comment choisis-tu les véhicules que tu prends en photo?

Cela dépend essentiellement de ce qui m’intéresse personnellement. Il peut s’agir de véhicules rares ou de véhicules qui ne le sont peut-être pas mais qui ont une couleur spéciale ou qui me plaisent, bien que d’autres personnes ne comprennent peut-être pas pourquoi je les photographie. Un bon exemple est l’Audi RS 6 de la première génération qui me plaît particulièrement bien.

Le photographe Cédric Plattner assis, au premier plan: une Ferrari LaFerrari

4. Comment réagissent les propriétaires des véhicules que tu photographies? As-tu déjà eu une expérience franchement désagréable?

En général, les réactions des propriétaires sont très positives. Lorsque je leurs demande si je peux photographier leur véhicule, ils sont contents et même presque fiers que j’aie choisi justement leur voiture comme motif de photo.

5. Tu ne pratiques pas la photographie depuis très longtemps, néanmoins tu as déjà un grand nombre de «followers» sur Instagram. Sincères félicitations! As-tu fait de la publicité pour ton passe-temps?

Non, aucune. Il y a eu une croissance organique via les médias sociaux. Cela a débuté avec mon profil privé qui s’est ensuite transformé en «cars in Zurich». Je connais aussi personnellement l’un ou l’autre de mes followers sur Instagram et ainsi le réseau s’est élargi en l’espace de peu de temps.

6. Comment expliques-tu ton grand succès?

Je pense qu’il est surtout dû à la bonne qualité de mes photos. Les photos de qualité font l’objet d’un commentaire, on reçoit de recommandations et les photos sont ainsi rapidement diffusées dans le web et publiées sur de gros sites et ceci même de multiples fois. On obtient ainsi une grande diffusion et on peut rapidement accroître sa notoriété.  Tout dépend entièrement de la qualité des photographies.

7. As-tu choisi ton métier à cause de ton hobby ou sur quoi as-tu basé ta décision? N’aurais-tu pas préféré apprendre un métier plus créatif et moins technique?

Jusqu’à présent, je considère mon métier comme étant pour ainsi dire parfait pour moi. Depuis toujours, je suis passionné par les voitures et surtout par les modèles spéciaux et exclusifs. Je me considère surtout comme un photographe d’autos qui s’intéresse aussi fortement aux aspects techniques d’un véhicule. C’est ce qui me distingue certainement aussi beaucoup des autres photographes dans ce domaine. Pour moi, la technologie des véhicules constitue depuis toujours un élément essentiel dans ma photographie et cela ne changera pas. C’est pourquoi je n’ai jamais pensé à suivre une formation de photographe.

8. Dans ton futur métier de mécatronicien automobile chez Porsche, tu t’occupes pratiquement tous les jours de voitures de luxe. Cela te tenterait de transformer ton hobby en profession?

Non, pas vraiment. À mon avis, je ne suis pas assez professionnel pour cela. Et en plus, comme je l’ai déjà mentionné, je m’intéresse tellement à la technologie que je me sens très à l’aise dans le métier de mécatronicien automobile.

Porsche 918 Spyder (image: Cédric Plattner)

9. J’ai l’impression que le «Car-Spotting» demande beaucoup de temps. Est-ce que cela influe sur ta formation? As-tu d’autres activités de loisir qui prennent beaucoup de temps?

C’est vrai que de photographier les voitures de luxe exige beaucoup de temps, mais cela ne m’empêche aucunement de suivre ma formation, sachant que je photographie la plupart du temps pendant les week-ends et que je n’ai pas d’autres hobbies aussi prenants. Par contre, je pourrais passer un temps fou sur le traitement ultérieur de mes photos. C’est pourquoi il est important que la photo originale soit d’une aussi bonne qualité  que possible afin de réduire à un minimum le temps de traitement ultérieur.

10. As-tu déjà pu profiter de ton hobby?

Oui, absolument. Grâce à cette activité, j’ai été invité à l’événement le plus important dans ce secteur: le week-end Super Car  à Andermatt. De plus, j’ai pu faire la connaissance d’un certain nombre de propriétaires de ces voitures de luxe qui m’ont emmené faire un tour en voiture. Cela m’a permis de faire l’expérience de ce fantastique plaisir de rouler et d’examiner le véhicule de plus près, ce qui est bien sûr super. Récemment, une agence publicitaire m’a contacté, elle s’intéresse à une collaboration avec moi. On verra comment ça va évoluer.

Merci pour cet intéressant entretien et encore beaucoup de succès avec ce hobby passionnant!

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