La petite fenêtre de service s’ouvre avec un claquement sec. Dans sa cabine, Fernando Coelho sourit avec bienveillance. Fernando supervise le Valet Parking à l’aéroport de Zurich. Via un système d’interphone, il accueille les clients qui se présentent à sa barrière: «Valet Parking, que puis-je faire pour vous?» Dès qu’ils sont entrés et ont garé leur voiture sur la place attitrée, il prend leurs clés de voiture. Il note ensuite leurs coordonnées et leur vol de retour, afin que tout soit prêt lorsqu’ils reviendront. À leur retour, Fernando leur rend leurs clés de voiture. Leur véhicule est d’ailleurs à nouveau garé où ils l’avaient laissé. Les clients du Valet Parking sont principalement des professionnels qui partent en voyage pour un ou deux jours. Pendant la haute saison, d’avril à octobre, entre 90 et 120 voitures sont déposées quotidiennement au Valet Parking. En hiver, c’est plus calme: on compte entre 40 et 60 véhicules. «C’est la surprise tous les jours», affirme Fernando en souriant. «Il y a des jours très calmes et d’autres où l’on reçoit des appels téléphoniques étranges et où les clients sont particulièrement nombreux.» Mais c’est précisément cette diversité qui rend le travail si passionnant.

Fernando Coelho acceuille les clients au Valet Parking.

Le travail en équipe au Valet Parking

Le personnel du Valet Parking est réparti en trois équipes: l’«équipe A» travaille de 5 h à 14 h, l’équipe de jour de 10 h à 19 h et l’équipe de fin de journée de 14 h 30 à 23 h 30. En règle générale, les collaborateurs travaillent du matin deux à trois jours de suite, puis travaillent en journée une fois par semaine pour changer de rythme, avant de rejoindre l’équipe de fin de journée pour un ou deux jours. «Les week-ends, il y a généralement des travailleurs temporaires parce qu’il y a moins à faire», explique Fernando. L’équipe du Valet Parking est soutenue par les «hikers», à savoir les chauffeurs. «Ils viennent chercher les voitures sur la place de stationnement et les garent dans l’un de nos parkings, ou les amènent chez AMAG Kloten pour d’autres services». Il est donc important que Fernando prépare correctement la documentation pour tous les véhicules: services supplémentaires (voir encadré) pour tel client, date de remise de telle voiture, etc. Selon la journée et le travail à effectuer, deux à cinq chauffeurs sont présent sur le parking. «Les hikers ne sont pas uniquement là pour le Valet Parking. Ils ont d’autres missions, comme conduire les voitures de location Europcar jusqu’à la station de nettoyage», explique Fernando. Ils lavent aussi les voitures de location et celles du Valet Parking. «C’est un travail exigeant. Le soir, on est très fatigué». Fernando le sait bien, lui qui a commencé comme hiker il y a près de douze ans. Lorsque son patron a découvert qu’il parlait plusieurs langues, il lui a proposé de travailler au guichet du Valet Parking. «Mais j’ai refusé parce que je pensais que mon allemand n’était pas assez bon.»

Les compétences linguistiques, source de joie

Il y a environ trois ans, il a finalement accepté – et n’a jamais regretté. Il apprécie le contact avec la clientèle et aime bien surprendre les clients francophones. «Souvent, ils me parlent anglais en arrivant, parce qu’ils sont habitués à ce que leurs

En quoi consiste le Valet Parking?

Le Valet Parking est un service Europcar disponible aux aéroports de Genève, Bâle et Zurich. Les clients peuvent remettre leur voiture au personnel du Valet Parking à leur arrivée à l’aéroport. Celui-ci la gare et la rend au client à son retour. En outre, divers services sont à disposition. Par exemple, un service annuel, un service de lavage de voiture ou de vêtements, ainsi qu’un service de commissions, avec dépôt des courses directement dans la voiture.

homologues ne parlent pas français. Quand je leur réponds dans leur langue, ils sont tout contents.» Fernando parle aussi espagnol, italien et portugais (sa langue maternelle) mais il a moins besoin de ces langues. «La plupart du temps, je parle allemand ou anglais avec les clients.» Ce qu’il trouve difficile dans ce métier, c’est d’avoir à traiter avec des clients qui constatent un dommage sur leur véhicule et affirment qu’il est survenu au Valet Parking. C’est pourquoi il est important de bien prendre son temps lors de la remise du véhicule, et de contrôler ce dernier pour noter et photographier les éventuels dommages préexistants. Cela permet de résoudre rapidement le problème.

Les qualités d’un collaborateur du Valet Parking

Fernando préconise la maîtrise de l’allemand et de l’anglais pour travailler au Valet Parking. «Le français est un atout, bien sûr», fait-il remarquer avec malice. De plus, il faut aimer travailler à l’ordinateur car cela représente une grande part du travail. Il est également important d’être agréable et montrer au client que son véhicule est entre de bonnes mains. Par ailleurs, la discrétion est de mise car de nombreux clients sont des célébrités. «Mais au bout de deux ou trois fois, on se rend compte que ce sont des personnes «normales» avec lesquelles il n’y a pas besoin de stresser», s’amuse-t-il, avec un haussement d’épaules. Un bip sonore annonce qu’on a sonné à la barrière d’entrée. Fernando pointe du doigt le microphone en s’excusant. «Valet Parking, que puis-je faire pour vous?». La fenêtre de service se referme avec un claquement sec.

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